En partage ce texte écrit par la poètesse guyanaise
Marie-France Duparle-Danaho
SUR LA PLACE D ARMES
IL N Y A PAS EU BESOIN
DE MACHETTES
POUR ANEANTIR LA VILLE
AUX MILLE SOUHAITS
DEPUIS DES SIECLES
CE PAYS QUI N A RIEN
ET QUI A BESOIN DE TOUT !
EN CE MARDI MALEFIQUE
LA TERRE DIVINE A TREMBLE
DANS LES RUES DE L ESPOIR !
PAYSAGES ENFLAMMES
DESOLATION APOCALYPTIQUE
CHAOS DE LA MISERE
CHAOS DU NEANT
QUELQUES SECONDES ONT ENGLOUTIES
DES VIES AVEC LEUR DOUX SOURIRE
DANS LES DERNIERS ILLUSIONS
DES VIES EN PEINE
LES SANGS FIGES
DES FRAGMENTS D AMES NOYES
DANS LES CORPS INNOCENTS
LES CORPS DECHIQUETES
AU PIED DES BOCORS
QUI NE VEULENT PAS ENTERRER
LEURS MORTS...
DES LOBES DES CHAIRS PUTRIFIEES
DU CHAOS DES EAUX SECHEES !
PORT AU PRINCE N EST PLUS
IL RESTE LES ECUMES D UN AVENIR
A RECONSTRUIRE...
PARIS LE 14 JANVIER 2010
MARIE FRANCE DANAHO
PS /BOCCORS : FETICHEURS HAITIENS
jeudi 21 janvier 2010
lundi 18 janvier 2010
Edwice Danticat, lauréate du Prix Carbet des lycéens

Auteure de 8 romans depuis 1994, dont le premier Breath, Eyes, Memory (Le cri de l’oiseau rouge, en français), Edwige Danticat vit aux Etats-Unis écrit en anglais mais également en créole, français et espagnol.
Ses thèmes de prédilection sont l’isolation, la résistance humaine et culturelle en regard de l’histoire complexe

Adieu mon frère
Edwidge Danticat n’a que quatre ans, en 1973, quand ses parents quittent Haïti pour des jours meilleurs en Amérique. Elle est alors élevée par son oncle Joseph, ancien pasteur que la maladie a rendu muet mais qui n’a rien perdu de son extraordinaire charisme. La vie en Haïti, pour Edwidge et ses nombreux frères, sœurs et cousins, est un mélange ambigu de bonheurs simples et de douleurs parfois difficiles à comprendre pour des enfants. Lorsque Edwidge retrouve enfin ses parents à New York, ceux-ci lui paraissent étrangers, et elle doit réapprendre à les connaître, tandis que de là-bas, en Haïti, leur parviennent les échos d’une situation politique de plus en plus inquiétante à mesure que le pays sombre aux mains des « tontons macoutes ». Faire venir à son tour l’oncle Joseph aux Etats-Unis devient bientôt l’une des préoccupations majeures de la famille. Il n’arrivera à Miami qu’en 2004, à l’âge de 81 ans – mais son salut sera de courte durée. Confronté à la folie des service de l’immigration américaine, dans l’après 11-Septembre, il mourra de mauvais traitements, privé de tout médicament. Sous la plume d’Edwidge Danticat, la petite et la grande histoire se rejoignent, les larmes et les joies se mêlent, les morts renaissent dans le souvenir des vivants. Mémoire autobiographique, ce livre poignant est aussi une réflexion sur les liens du sang et la violence avec laquelle l’histoire peut parfois les défaire ; c’est le portrait de quelques hommes et femmes qui s’acharnèrent à offrir aux leurs un avenir meilleur, et d’une tribu d’enfants ballottés entre un père et un oncle, de continent en continent, d’une vie à l’autre. C’est enfin, par la grâce d’une prose précise et pudique, la preuve qu’il n’est de vraie patrie, pour l’écrivain, que la littérature.
Edwidge Danticat n’a que quatre ans, en 1973, quand ses parents quittent Haïti pour des jours meilleurs en Amérique. Elle est alors élevée par son oncle Joseph, ancien pasteur que la maladie a rendu muet mais qui n’a rien perdu de son extraordinaire charisme. La vie en Haïti, pour Edwidge et ses nombreux frères, sœurs et cousins, est un mélange ambigu de bonheurs simples et de douleurs parfois difficiles à comprendre pour des enfants. Lorsque Edwidge retrouve enfin ses parents à New York, ceux-ci lui paraissent étrangers, et elle doit réapprendre à les connaître, tandis que de là-bas, en Haïti, leur parviennent les échos d’une situation politique de plus en plus inquiétante à mesure que le pays sombre aux mains des « tontons macoutes ». Faire venir à son tour l’oncle Joseph aux Etats-Unis devient bientôt l’une des préoccupations majeures de la famille. Il n’arrivera à Miami qu’en 2004, à l’âge de 81 ans – mais son salut sera de courte durée. Confronté à la folie des service de l’immigration américaine, dans l’après 11-Septembre, il mourra de mauvais traitements, privé de tout médicament. Sous la plume d’Edwidge Danticat, la petite et la grande histoire se rejoignent, les larmes et les joies se mêlent, les morts renaissent dans le souvenir des vivants. Mémoire autobiographique, ce livre poignant est aussi une réflexion sur les liens du sang et la violence avec laquelle l’histoire peut parfois les défaire ; c’est le portrait de quelques hommes et femmes qui s’acharnèrent à offrir aux leurs un avenir meilleur, et d’une tribu d’enfants ballottés entre un père et un oncle, de continent en continent, d’une vie à l’autre. C’est enfin, par la grâce d’une prose précise et pudique, la preuve qu’il n’est de vraie patrie, pour l’écrivain, que la littérature.
vendredi 15 janvier 2010
Conférence des lycéens de Guyane pour le prix Carbet
Des élèves des lycées Damas, Félix Eboué, Bertène Juminer, Melkior-Garré, Gaston Monnerville et Rémire 2 se sont réunis toute la matinée de jeudi 14 janvier dans la salle de délibérations de la Région, rejoints par un groupe du lycée agricole, de l'externat St Joseph et des élèves de seconde du collège Constant Chlore de St Georges.Avec les professeurs qui les encadraient, ils étaient
jeudi 14 janvier 2010
Promolivres adresse un message de soutien au peuple haïtien
Les membres de l’association Promolivres tiennent à faire part de leur vive émotion suite à la catastrophe qui vient d’avoir lieu en Haïti.
Nous tenons à apporter tout notre soutien moral au peuple haïtien et en particulier à tous les écrivains avec lesquels nous oeuvrons depuis des années pour faire circuler la parole lorsqu’ils viennent au Salon du Livre de Cayenne.
Nos pensées vont aussi vers tous nos amis écrivains qui se rendaient au Festival Etonnants Voyageurs sur cette terre d’écrivains qu’est Haïti et aussi vers ceux qui sont au service du livre et de la lecture, tels que la Fokal, les bibliothèques, les associations et l’Institut Français d’Haïti.
Les écrivains de Guyane et tous les membres de la chaîne du livre s’associent à ce message de soutien en exprimant leur solidarité au peuple haïtien.
A lire "Haïti n'est pas une terre maudite" sur le blog d'Alain Mabanckou http://blackbazar.blogspot.com
Nous tenons à apporter tout notre soutien moral au peuple haïtien et en particulier à tous les écrivains avec lesquels nous oeuvrons depuis des années pour faire circuler la parole lorsqu’ils viennent au Salon du Livre de Cayenne.
Nos pensées vont aussi vers tous nos amis écrivains qui se rendaient au Festival Etonnants Voyageurs sur cette terre d’écrivains qu’est Haïti et aussi vers ceux qui sont au service du livre et de la lecture, tels que la Fokal, les bibliothèques, les associations et l’Institut Français d’Haïti.
Les écrivains de Guyane et tous les membres de la chaîne du livre s’associent à ce message de soutien en exprimant leur solidarité au peuple haïtien.
A lire "Haïti n'est pas une terre maudite" sur le blog d'Alain Mabanckou http://blackbazar.blogspot.com
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