jeudi 27 octobre 2016

BRASIL
         JEAN-PAUL DELFINO
Le roman se déroule de novembre 1821 à avril 1831.

Il commence au moment où Dom Joao VI, roi du Brésil, rejoint Lisbonne.

Lorsqu’il était arrivé au Brésil, en 1807, suite à l’invasion du Portugal par les armées françaises et espagnoles, il avait pris conscience de la valeur latente de cette colonie.

P 12 « Mais la magie avait opéré. Parvenu à Bahia, dans un premier temps, le monarque avait immédiatement senti que sous cette gangue grossière se cachait autre chose, une créature telle qu’il n’en avait jamais vu auparavant, une sylphide que ses rêves les plus fous n’avaient osé enfanter. Ses yeux d’Européen étaient alors encore obstrués par le mépris total dans lequel le Portugal tenait le Brésil. »

Puisqu’il rejoint le Portugal, Dom Joao VI confie cette colonie, prête à acquérir son indépendance, à son fils Dom Pedro 1er. Ce dernier est un être tyrannique, qui ne pense qu’à des plaisirs de dépravé et lorsqu’il quittera à son tour cette contrée en 1831, après avoir décidé de l’indépendance du Brésil le 7 septembre 1822 et s’être autoproclamé empereur le 12 octobre 1822, certains dans le palais s’en réjouissent.

P 337 « C’en était donc fini de cet empereur, de ses crises de folie, de ses beuveries sans fin, de ces femmes de mauvaise vie qu’il ramenait presque chaque soir dans ses appartements et après lesquelles il fallait passer serpillière en main afin d’éliminer toutes les traces insanes qui signaient ces orgies. »

Madalena, la fille de Dona Josefina, quittera sa famille, donc son mari Chico Zumbi qui avait été adopté tout jeune par sa mère et sa fille Marina, pour rejoindre cet empereur.

Elle provoquera le malheur de ceux-ci qui devront quitter Rio et qui, lorsqu’ils y reviendront, connaîtront le malheur final. Elle sera elle-même punie de façon terrible par le souverain qui se vengera de toute la famille.

Tout au long du roman on voit le Brésil se moderniser, impulsion déjà donnée par le père de l’empereur Dom Pedro 1er.

P 333 « Le 13 avril 1831, lorsque Dom Pedro 1er quitta le Brésil pour retourner à Lisbonne, il abandonna derrière lui une terre transfigurée. Grâce à son père, Dom Joao VI, la capitale Rio de Janeiro s’était modernisée et avait acquis la richesse, la splendeur et le faste d’une ville lumière de premier plan. Aujourd’hui plus que jamais, les immigrants arrivaient chaque année par dizaines de milliers, des flammes dans les yeux, persuadés qu’ils pourraient eux aussi, un jour peut-être, sortir de leur condition. La fièvre de l’or s’était éteinte, certes, mais il restait encore celles, puissantes et poivrées, de la canne à sucre et du café. Dans cette cité réorganisée et repensée de fond en comble se multipliaient désormais les théâtres, les académies de toutes sortes, les universités accueillant les plus émérites savants du monde, les galeries de peinture, les bibliothèques, les édifices vertigineux où les sièges des compagnies industrielles issues de tous les horizons côtoyaient des organes de presse ayant pignon sur rue. »

But du roman :

C’est toujours l’histoire du Brésil qui nous est contée avec un moment important : son indépendance.

Le développement notamment de la capitale et par contre coup du pays entier se ressent au travers de cette lecture.

Les bonheurs et les drames sont le lot de tous les humains, quelle que soit l’époque.

Claudine Jantet



POUR L’AMOUR DE RIO
Jean-Paul Delfino

Le roman se déroule de novembre 1807 à avril 1821.

Cet ouvrage se déroule sous le règne de Dom Joao.

En novembre 1807, le Portugal est envahi par les troupes françaises et espagnoles. Le 29 novembre, les soldats entrent dans Lisbonne et le roi du Portugal appareille avec une grande partie de sa cour pour le Brésil.

P 56/57 «Sur les six kilomètres qui séparent le centre de Lisbonne de la tour de Belem, on pouvait entrevoir dans la brume une procession ininterrompue de torches accompagnant une noria de charrettes et de porteurs. Sur les ordres de Dom Joao, toutes les richesses du Portugal finissaient d’emplir les cales des navires. Œuvres d’art, meubles marquetés, statues, vêtements damassés, coffres de pièces d’or, de bijoux, et de pierres précieuses emplis jusqu’à la gueule, plus de soixante mille livres et manuscrits directement sortis des bibliothèques royales, tout ce qui avait fait la grandeur du royaume lusitanien s’apprêtait à quitter le continent européen pour cingler vers le Brésil… »

Le 22 janvier 1808, la flotte qui avait voyagé sous l’escorte de quatre bâtiments de l’armée britannique, arriva en vue des côtes brésiliennes à Bahia. Les Portugais passèrent là quelques semaines.

Le 8 mars 1808, cette même flotte atteint les côtes cariocas et le roi et sa cour s’installèrent à Rio de Janeiro. Le roi se donna pour mission de faire évoluer le Brésil, de faire de Rio une ville moderne.

Dans cette ville vit Dona Josefina, Mère des Saints. Elle a une fille Madalena qui a douze ans en 1807. Elle a recueilli un jeune garçon des rues, Chico, qu’elle va élever et qui a lui 15 ans cette même année.

Celui-ci connaîtra des heures sombres loin de sa famille d’adoption. Amoureux depuis toujours de Madalena, il la retrouvera juste le temps qu’ils conçoivent un enfant. Il ne verra celle-ci, Marina, que 5 ans plus tard au moment du départ du roi pour son retour au Portugal.

Dona Josefina et Dom Leonardo Vieira (parrain du terreiro et médecin du roi) vont écrire un livre sur les noirs du Brésil.

P 35 Dom Leonardo Vieira …rétorqua «Et moi, je ne connais rien des Brésiliens ! Enfin des Brésiliens à la peau noire. Et je veux que vous m’appreniez tout ce que vous savez sur eux » … «Je dis : tout ! D’où viennent les cérémonies du candomblé ? Pourquoi et comment les scarifications sur les visages des pretos novos que l’on croise sur les ports ? Les chants, les instruments de musique, les contes, les légendes, les tribus de l’Afrique de l’Ouest et, même, les comptines pour enfants et les recettes de cuisine ! » … «Je veux en faire un ouvrage… »

Ce livre sera écrit, publié et le roi Dom Joao décidera d’envoyer les deux auteurs en France pour ramener des scientifiques étudier le Brésil.

P 168/169 Dom Joao reprit

«En découvrant les côtes de ce pays-continent, j’ai compris que le Brésil ne pouvait pas se cantonner à un rôle subalterne de manne du Portugal. C’est la raison pour laquelle j’ai immédiatement signé un décret permettant d’ouvrir au commerce cinq ports… j’ai annulé le traité de 1785 qui interdisait la création d’industrie sur ce sol »

«… Lisbonne a trop longtemps méprisé les forces vives de cette terre mais, désormais, tout cela ne sera plus que de l’histoire ancienne et le Brésil va non pas renaître mais voir le jour, tout simplement. »

«… des ordres ont été donnés pour créer de toutes pièces une force navale armée, une académie de marine, une académie militaire terrestre et une fabrique de poudre à canon. J’ai aussi pour projet de faire construire un jardin botanique monumental qui accueillera en son sein des espèces rares venues du monde entier, sans parler d’un observatoire astronomique, un musée de minéralogie, un théâtre, un Opéra, une bibliothèque publique ou encore une imprimerie royale. »

«Partout, en Europe comme aux Etats-Unis d’Amérique, des savants et des artistes parcourent les terres et en reviennent dans leurs pays avec des traités qui vantes les vertus des nations dans lesquelles ils ont voyagé. Il est grand temps de répandre, à travers le monde entier, la nouvelle des vertus du Brésil et, pour cela, il nous faire absolument faire venir ici, à Rio de Janeiro, mais aussi à Sao Paulo, Recife, Bahia et jusqu’au fin fond de l’Amazonie une mission scientifique et artistique composée des plus grands doutores. »

«Cette mission, c’est vous et vous qui irez la recruter en France et la convaincre de venir ici, de l’autre côté de l’Atlantique. »

Dona Josefina et Dom Leonardo Vieira partirent pour la France et revinrent avec un groupe de scientifiques.

A leur retour, celle-ci retrouva son terreiro, sa fille, son fils adoptif Chico.

Le roi quitte le Brésil en avril 1821 et confie ce pays à son fils avec une dernière recommandation.

P 263/264 «Monsieur mon fils, le Brésil reste pourtant encore à faire. Si vous désirez exaucer mes vœux, je ne vous demanderai qu’une chose. » … «L’esclavage est décidément une bien mauvaise chose, c’est une maladie qui dévore notre monde et qui n’engendre que des drames et de la misère. »

« Je le sais, père. Je le sais, tout comme je suis conscient que mon sang est de la même couleur que celui qui coule dans les veines des Africains. »

« Voilà qui est sagement parlé…. C’est sur vous que reposent tous mes espoirs pour le Brésil. Vous devrez décider de son avenir et de sa liberté. Quand je parle de liberté, j’entends celle des esclaves mais aussi celle de ce sol car le Portugal, qui ne possède plus son lustre d’antan, ne pourra bientôt plus être le maître de ce pays-continent. Vous êtes désormais le prince régent de cette terre ».


But du roman :

On peut découvrir dans ce roman deux aspects importants de l’histoire du Brésil :

  • Une partie de l’histoire du Brésil et de la volonté d’un roi de faire à terme de cette colonie un vrai pays libre.
  • Une des populations du Brésil : les descendants des Africains et leur culture (religion notamment).

    Claudine Jantet


vendredi 9 septembre 2016

Pour tout l'or du Brésil de Jean-Paul Delfino


POUR TOUT L’OR DU BRESIL

Le roman se déroule eu 1er novembre 1755 à 1800 (à peu près) sous le règne de Dom Jose 1er.

Ce premier novembre survient un tremblement de terre historique qui va ravager, détruire complètement la capitale du Portugal.

P 14 : «Soudain, une déflagration telle qu’il n’en avait jamais connu jusqu’alors sembla vouloir déchirer la ville de part en part. Sous ses pieds, il sentit la terre
gronder, gargouiller de façon lugubre, vibrer et se tordre avec douleur dans tous les sens à la fois. Aussitôt, la peur devint panique et des milliers de Lisboètes se mirent à leur tour à courir, la bouche distordue par l’angoisse, hurlant des prières, se bousculant dans une cohue formidable. »

P 15 : «Parvenu sur le port, hagard, secoué par des convulsions nerveuses qu’il ne parvenait pas à maîtriser, Dom Evaristo da Fonseca se retourna lentement et s’approcha des quais en titubant. A cet instant, il crut bien perdre le peu de raison qui lui restait. Bouche bée, silencieux, il découvrit le Tage privé de son eau.
Pourquoi Dieu avait-il permis que cette tragédie se déroule justement à la Toussaint, le jour sacré où l’on célébrait tous les saints ?
En guise de réponse, Dom Evaristo da Fonseca n’entendit que le fracas d’une armée en marche qui se dirigeait vers lui à la vitesse d’un cheval au galop. Répliquant au tremblement de terre, une vague déferlante, haute de près de dix mètres, montait du large et s’écrasa sur le port et le centre-ville, dévastant tout sur son passage… »

Le premier ministre du roi, Dom Sebastiao de Melo confie au fils de Dom Evaristo da Fonseca, Dom Cristiano da Fonseca la tâche de participer à la reconstruction de Lisbonne. Après ce travail, à l’âge de 45 ans, il devient superintendant des mines du Brésil.

Au même moment, Zumbi, fils d’esclave, quitte Rio de Janeiro pour se rendre dans le Minas Gerais, dans le but de faire fortune en cherchant de l’or et du diamant à Ouro Preto.

Le destin de ces deux personnes va se croiser et l’un provoque le malheur de l’autre.

Zumbi est celui qui va créer la confrérie Bom Fim à Rio. Il devient sinon riche, au moins aisé et perd tout à cause de Dom Cristiano.

Ce dernier perdra la vie de façon dramatique, donnant l’impression au lecteur qu’il paie pour ses mauvaises actions envers Zumbi.

Le roman décrit l’aspiration à l’indépendance du Minas Geraïs, les conspirations indépendantistes, les confréries de Nègres libres.

C’est pendant la période que décrit ce roman, en 1763, que Rio devient la capitale à la place de Bahia, ce qui provoque l’arrivée de fonctionnaires venus du Portugal et l’augmentation du niveau de vie.

On rencontre dans ce roman Tiradentes, le sculpteur estropié.

Zumbi fils d’esclave, épouse Laurinda. Ils auront 5 filles, une seule, Josefina, va survivre à leurs malheurs et elle deviendra Mère des saints. C’est son histoire que raconte l’ouvrage qui suit « Pour l’amour de Rio ».

But du roman :

Cette saga romanesque historique nous fait découvrir les premiers temps de la colonisation du Brésil riche en minerais précieux (or, diamant).

La soif de ces richesses de la part du Portugal y est décrite et permet de comprendre comment il s’organise pour les capter et comment certains Brésiliens réagissent.

                                                                                                                         Claudine Jantet



Zumbi de Jean-Paul Delfino



ZUMBI

Le roman se déroule du printemps (mars, avril ?) 1685 à mars 1696.

Semba, jeune africain de 16 ans, vit en Angola. Un jour son village est attaqué et des habitants sont emmenés pour être réduits en esclavage. Les autres, jugés inaptes, sont sauvagement exécutés.

P 15 « Quand les chèvres et les poules furent capturées, l’homme au bâton de bois et de fer, accompagné par deux métis à la peau étonnamment blanche sous le soleil d’Afrique, s’approcha à pas lents des femmes gémissantes. Froidement, il les examina une à une, des pieds à la tête, faisant sortir du groupe celles qui lui paraissaient trop vieilles ou trop faibles. De la pointe de son épée, il en fit de même avec les hommes et, lorsqu’il leur tourna le dos, les deux métis aboyèrent un ordre bref. A cet instant, les pillards se ruèrent de nouveau en hurlant sur les pièces que leur chef avait dédaignées et, à grands coups de couteaux, de sagaies, de sabres et de massues, ils les réduisirent en une bouillie de sang et d’os. »

Arrivé à Rio, Semba devient esclave mais n’a qu’une idée en tête : recouvrer sa liberté. Après bien des péripéties, il rejoindra la forêt de la Barriga (dans le Pernambuco) où des milliers d’esclaves en fuite vivent avec pour chef Zumbi. L’armée ne réussit pas à les déloger et à reprendre les esclaves.

P 350 « - Comment toute une troupe peut-elle se faire battre, et à plate couture encore, par quelques Noirs sans cervelle qui se sont cachés dans la forêt ?
..
  • Votre Excellence, les quilombolas, depuis qu’ils ont pour chef ce chien qui se fait appeler Zumbi, osent tout.
.
  • Les quilombolas font pas que nous résister, Votre Excellence. Maintenant, ils ont plus peur de sortir de la forêt de la Barriga.
.
  • Les seigneurs des moulins se plaignent car, depuis quelque temps, ils descendent de la Barriga et vont dans les propriétés pour faire des razzias. Ils volent, ils pillent tout ce qu’ils peuvent, ils assassinent tout ce qui leur résiste. En partant, ils prennent avec eux tous les esclaves, mais aussi toutes les femmes. Même les Blanches…
.
  • Il faut tuer ce Zumbi, vous m’entendez ? Je veux le voir là, raide mort ! Ou mieux, je veux voir sa tête tranchée, ici, sur mon bureau ! Vous m’avez bien compris ?

Le gouverneur fera soutenir son armée par une bande menée par un bandit réputé pour sa férocité et sa cruauté.

Zumbi et ses quilombolas sortiront-ils vainqueurs de ce futur affrontement ?

Semba qui est devenu le lieutenant en second de Zumbi retrouvera-t-il un jour Rio ?


But du roman :

Il est intéressant de comprendre le basculement que connaissent ces hommes et ces femmes arrachés à leur Afrique natale, à leur liberté, à leur famille, à leur village lorsque d’un coup ils deviennent des prisonniers.

On voit l’évolution de leur situation lorsqu’ils sont déversés sur cette terre d’Amérique du Sud, le Brésil où ils sont alors des esclaves qui ont tout perdu, en premier lieu la qualité d’être humain. Ils sont vendus, maltraités, considérés pire que des animaux.

Et pourtant on sent encore chez certains l’espoir qui reste l’apanage de tout humain.

                                                                                                                      Claudine Jantet

Chronologie de la fresque brésilienne de Jean-Paul Delfino


ZUMBI

Printemps 1685
A
Mars 1696

POUR TOUT L’OR DU BRESIL

1er Novembre 1755
Au
1790 (environ)

POUR L’AMOUR DE RIO

1807
A
1821

BRASIL

1821
A
Avril 1831

SAUDADE


Fin du 19è siècle

12, RUE CARIOCA

1906
A
1924

CORCOVADO

Décembre 1920
A
Octobre 1931

DANS L’OMBRE DU CONDOR

Mai 1958
A
Décembre 1970

SAMBA TRISTE

1972
A
1985


Les personnages


Lignée de SEMBA l’Africain


Lignée d’une esclave africaine et d’un fazendeiro

Semba + Damiana
(esclave africain,
preto novo)


Zumbi + Laurinda


Dona Josefina
(seule survivante des 5 filles)


Madalena + Chico Zumbi
(fille de sang) (fils adoptif)


Marina Zumbi


Isaura


Josefina


Bartholomeu Zumbi + Elis
(mère des saints)


Lucina


Jorge + Flora


Filomena (engrossée par le fazendeiro qui est son père part pour Rio puis pour Marseille accompagnée de son arrière-petite-fille Andrea)



Eliete



Rosalinda



Andrea



Jean Dimare (qui deviendra Joao Domar après son immigration au Brésil)



Paulinho

Bartholomeu Zumbi et ami de Joao Domar.

Lucina et Paulinho sont amis d’enfance.





Humain
Spirituel/Religieux





Afrique

Europe

Amérique du Sud : Brésil

Esclaves
Immigrés
Econo- Politi-
miques ques
Candomblé
Colonisation catholique

mercredi 7 septembre 2016

JEAN-PAUL DELFINO, auteur d’une fresque brésilienne de 1685 à 1985
Par Claudine Jantet

Né en 1964, journaliste, romancier et scénariste, Jean-Paul Delfino vit à Aix-en-Provence. Il a écrit de nombreux ouvrages dont une Suite brésilienne. Une fresque qui débute en 2005 avec Corcovado, suivi en 2006 par Dans l’ombre du Condor et en 2007 par Samba triste. Ces trois ouvrages couvrent une période allant de 1920 à 1985.
Ne souhaitant pas écrire sur la période postérieure à cette date, l’auteur a donc repris l’histoire du Brésil au moment où des Africains étaient capturés, réduits à l’état d’esclaves et amenés dans la Caraïbe et en Amérique du Sud.
D’autres romans suivront en 2009 Zumbi, en 2010 Pour tout l’or du Brésil, en 2012 Pour l’amour de Rio, en 2013 Brasil, en 2014 Saudade et en 2015 12, Rue Carioca.
La lecture de cette suite de ces neuf ouvrages, si vous souhaitez suivre la chronologie, devrait donc se faire ainsi : de Zumbi, à 12, Rue Carioca suivi de Corcovado à Samba triste.

La période durant laquelle se situe chaque ouvrage est parfois très précise, au jour près. On peut repérer trois fils conducteurs qui forment comme une tresse, donc une corde solide qui soutient les neuf romans.

En premier lieu, le lien entre trois continents, lien qui se décline sur deux plans, humain et spirituel.

Ensuite l’aspect magique : candomblé, Febronio l’Indien. Ce « personnage » constitue une apparition dès le premier roman. Il est là pour venir en aide et s’il semble traverser les générations comme un esprit, un fantôme, il va à un moment de la saga, venir en aide et sauver physiquement un personnage de la mort.
« S’il avait levé les yeux vers le ciel, peut-être aurait-il pu distinguer, sur le toit d’un bâtiment exhalant les vapeurs fades du sucre façonné en pains coniques, la silhouette d’un homme qui l’observait. Assis en tailleur, le torse nu, immobile, les cheveux longs et raides s’étalant en cape sur ses épaules cuivrées, il ne le quittait pas des yeux. Les nuits de saouleries, seuls les vieux marins désespérés, les mères-de-saint et les femmes sanglotant sur un chagrin d’amour pouvaient le voir et, dans tout Rio de Janeiro, on le nommait avec un mélange d’affection et de profond respect, l’Indien 
Febronio. » (in 12 rue Carioca)
Dans Corcovado : dès son arrivée au port de Rio, Jean Dimare voit Febronio lui apparaître. Plus tard, lors d’un grave accident il sera recueilli et soigné par cet Indien.

S’agit-il d’un esprit ou d’une pratique magique transmise de père en fils qui donne l’impression d’un seul et même individu tout au long des romans ?

Enfin la nostalgie : Saudade.

Cet état d’esprit, intraduisible en français, évoque une certaine nostalgie, tristesse que l’on retrouve chez certains personnages lors de situations difficiles, lors de grands changements dans leur vie.

Afficher l'image d'origine « Là, le front barré de deux larges rides d’inquiétude, les yeux posés sur les plages festonnées par la houle, elle devenait subitement silencieuse et s’abîmait dans une saudade infinie dont elle paraissait incapable de s’extraire. » (in Brasil)







lundi 11 janvier 2016

 

 



         


Communiqué de Promolivres
Concours « Racontes-moi »  ton Euro 2016 »

L’association Promolivres informe que la remise des documents des trois concours pour les écoles et collèges est reportée au 30 janvier 2016.
Envoi à Promolivres
BP 96
97394 Remire Montjoly cedex


Rappel extraits du règlement
1 – Concours d’écriture : CM2/6è
Rédiger un dossier de 5  pages avec une page de couverture et des illustrations
Doit comporter 1 plan
3 pages de rédaction
Des illustrations avec des légendes

2 – Concours d’affiches : CM1
Réaliser deux affiches par classe

3 – Concours de poésie : CM2/6è
Ecris un  poème sur ton joueur de foot préféré
2 strophes


Contact : 0694 150 503



 En partenariat avec Air France et la circonscription 
Cayenne Nord de l’Education Nationale
                                                                         

                       Règlement du concours d’écriture pour les CM2 et 6ème


Dans le cadre du 9è Salon du Livre et du Multimédia de Cayenne
11 – 14 novembre 2015
   Littérature et Sport 
« Travailler le corps, éveiller l’esprit » Jules Rimet

« Raconte ton Euro 2016 »

Règlement et conditions de participation

Article 1 :

Ce concours d’écriture est organisé par l'association PROMOLIVRES en partenariat avec la compagnie Air France, dans le cadre de la 9ème édition du Salon du Livre, qui a eu lieu 11 au 14 novembre 2015. Il s'adresse aux élèves de CM2 et de 6ème.

ARTICLE 2 : Sensibiliser les jeunes à la littérature d'aujourd'hui à travers le thème « Littérature et Sport » et accompagner des écrivains en herbe.

Article 3 :

Le récit doit se composer d’un dossier d’au moins 5 pages maximum accompagnées d’illustrations et comportant une couverture.  Par récit  il faut entendre une histoire brève. Elle sera rédigée sous Word en Times corps 12. Il devra être imprimé en 2 exemplaires.


Article 4 :

Les histoires destinées à un jeune public devront être écrites en français. La qualité de l'écriture est un critère majeur.
Elles devront comporter un titre et l'indication du nombre de signes.
Un seul texte par classe est autorisé.
Les manuscrits ne seront pas retournés à leurs auteurs. L’association PROMOLIVRES disposera librement des textes qui pourront éventuellement faire l'objet d'une lecture publique, ou d'une parution, ou de tout autre usage, sans que les auteurs puissent s'y opposer. Toute participation d'un mineur est soumise à l'autorisation d'un parent ou tuteur (voir formulaire joint).

Article 5 :
Seules les œuvres originales, non publiées, sont acceptées.

Article 6

Les récits et travaux devront être envoyés à l'adresse mail suivante :  promolivresguyane@gmail.com, ainsi que le double imprimé sur papier à : association Promolivres-B.P. 96- 97394 Rémire-Montjoly cedex

L'envoi comportera obligatoirement :

Nom / Prénom de l’enseignant encadrant de la classe participante
La classe/ l’établissement/ La commune
Âge de la classe
Adresse
Téléphone
Mail
Titre du récit
Ainsi que la mention suivante signée : " Je soussigné ...  atteste sur l'honneur être l'enseignant-encadrant responsable de la classe."
Le non-respect de ces dispositions entraînera l'élimination de la classe.

ARTICLE 7 :

Le dépôt du dossier imprimé et du fichier Word est possible jusqu'au 30 janvier 2016 à minuit aux adresses indiquées à l'article 6. Les résultats seront proclamés en décembre. La date de la remise de prix sera annoncée ultérieurement.

ARTICLE 8 :
Un jury sera composé des organisateurs du salon et de personnalités extérieures du secteur de la culture et du sport de Guyane.

Le jury est souverain et statue sans recours.


Trois textes seront retenus et récompensés par de nombreux lots offerts par nos exposants et partenaires du Salon.

ARTICLE 9 :

Les concurrents s'engagent à réserver exclusivement aux éditions susnommées le droit de publication et d'exploitation du récit.

ARTICLE 10 :

La participation au concours implique l'acceptation du présent règlement.
La remise des prix aura lieu lors du Salon du Livre qui se tiendra au Zéphyr.

Autorisation parentale

Je soussigne(e), M ….............................................. Mme............................................. qualité …........................................ détenteur/trice de I ‘autorité parentale, autorise l'enfant nom  ……………………........... prénom ………………………… date de naissance............................ demeurant.................................................................................... ….............................................................................................;.. à participer au concours d’écriture organisé par PROMOLIVRES Guyane


Fait à ……..

Le Signature du parent  précédée de la mention "Iu et approuvé" et  de la date


Signature du représentant de I ‘autorité qualifiée  de PROMOLIVRES Guyane

                                     



Concours d’affiche

Dans le cadre du 9è Salon du Livre et du Multimédia de Cayenne
11 – 14 novembre 2015
   Littérature et Sport 
« Travailler le corps, éveiller l’esprit » Jules Rimet

Règlement et conditions de participation

Article 1 :

Ce concours d’affiches est organisé par l'association PROMOLIVRES, en partenariat avec Air France et la circonscription Cayenne Nord de l’Education Nationale, dans le cadre de la 9ème édition du Salon du Livre, qui se tiendra du 11 au 14 novembre 2015. Il s'adresse aux élèves de CM1.

ARTICLE 2 : Ce concours est un support pédagogique qui peut permettre aux enfants et aux adolescents d'apprécier ce qu'ils connaissent réellement de la Littérature et du sport, d'en débattre et d'exprimer ce qu'ils en attendent. Cette action, dans un projet collectif, invite à réfléchir, produire, donner son avis, coopérer, innover... mais également à faire appel à sa capacité d'expression et de créativité. 

Article 3 :

Ce concours est ouvert aux enfants des classes de CM1 de Guyane. Le projet est collectif, soutenu par un enseignant ou un animateur, sur le temps scolaire ou sur le temps de loisirs.

 Article 4 :

L’affiche devra s’inspirer du thème du salon : Littérature et Sport 
« Travailler le corps, éveiller l’esprit » Jules Rimet
Deux affiches par classe sont autorisées.

Article 4 bis : Le calendrier

*     Lancement du concours le 15 octobre 2015.
*     Remise des travaux le 30 janvier 2016 à minuit aux adresses indiquées à l'article 5.
*    La date de la proclamation des résultats et de la remise des prix sera annoncée ultérierement

Article 5 : Inscription

La directrice ou le directeur d’école, l’enseignant(e), se charge d’inscrire la ou les classes participant au concours en remplissant le formulaire Ci-joint (page 3) et en le renvoyant  à l'adresse mail suivante : promolivresguyane@gmail.com, ainsi que l’affiche scanné ou par courrier à : association Promolivres-B.P. 96- 97394 Rémire-Montjoly cedex

L'envoi comportera obligatoirement :

Nom / Prénom de l’enseignant encadrant de la classe participante
La classe/ l’établissement/ La commune
Âge de la classe
Adresse
Téléphone
Mail
Titre du récit
Ainsi que la mention suivante signée : " Je soussigné ...  atteste sur l'honneur être l'enseignant-encadrant responsable de la classe."
Le non-respect de ces dispositions entraînera l'élimination de la classe.

ARTICLE 7 :
- Techniques pour les affiches : Les productions doivent être réalisées sur un support papier format A3. Sont autorisées : graphisme, texte, poème, bande dessinée, collage photos. Attention : pas de relief car les affiches lauréates seront imprimées sur des posters ou des tee-shirt. Par ailleurs, cette production pourra être réalisée soit collectivement, par toute la classe ou un groupe d’élèves, soit par un seul élève en utilisant toutes les techniques. Nous vous serions reconnaissants d’apporter une attention particulière concernant le droit spécifique à l’image et les copyrights.


ARTICLE 8 : La composition du jury et l’évaluation

Le jury évaluera les productions selon les critères suivants :

*    Respect de la consigne.
*     Pertinence de la réalisation présentée
*     Qualité de la réalisation
*     Originalité artistique


Un jury sera composé des organisateurs du salon et de personnalités extérieures du secteur de la culture et du sport de Guyane.

Le jury désignera pour chaque catégorie, la réalisation lauréate en respectant les critères d’évaluation

ARTICLE 9 : La promotion du concours

La communication sur ce concours sera effectuée par l’association PROMOLIVRES par mailing en direction des directrices ou directeurs d’école.


ARTICLE 10 : Les conditions d’adhésion

Le simple fait de participer à ce concours implique l’acceptation pure et simple du présent règlement. Les organisateurs ne sauraient être tenus responsables si l’une ou plusieurs réalisations étaient retardées ou égarées ou d’une manière générale mal acheminées.

La remise des prix aura lieu le mercredi 16 décembre.
ARTICLE 11 : L’autorisation d’utilisation
Les participants au concours sont informés que leur production, même non primée, est susceptible d’être exposée par voie d’affichage, de presse ou par Internet. Ils autorisent donc les organisateurs et les partenaires, à titre gratuit à utiliser leur production, le nom de l’établissement et la classe, sans restriction ni réserve.



FORMULAIRE D’INSCRIPTION :


Nom de l’établissement :……………………………………………………………………………………
Adresse électronique :……………………………………………………………
Téléphone :………………………………………………………………………..
Classe(s) engagée(s) :……………………………………………………………..
Nom de l’adulte référent :…………………………………………………………


Signature et cachet du responsable de l’établissement :




« Sur ton joueur de football préféré »

Dans le cadre du 9è Salon du Livre et du Multimédia de Cayenne
11 – 14 novembre 2015
   Littérature et Sport 
« Travailler le corps, éveiller l’esprit » Jules Rimet
Règlement et conditions de participation

Article 1 :

Ce concours de poésie est organisé par l'association PROMOLIVRES en partenariat avec la compagnie Air France et la circonscription Cayenne Nord de l’Education Nationale dans le cadre de la 9ème édition du Salon du Livre, qui s’est tenu du 11 au 14 novembre 2015. Il s'adresse aux élèves de CM2 et de 6ème.

ARTICLE 2 : Ce concours est un support pédagogique qui peut permettre aux enfants et aux adolescents d'apprécier ce qu'ils connaissent réellement de la littérature et du sport, d'en débattre et d'exprimer ce qu'ils en attendent. Cette action, dans un projet collectif, invite à réfléchir, produire, donner son avis, coopérer, innover... mais également à faire appel à sa capacité d'expression et de créativité. 

Article 3 :

Le projet est collectif, soutenu par un enseignant ou un animateur, sur le temps scolaire ou sur le temps de loisirs.


Article 4 :

Le poème composé de 2 strophes maximum  devra porter
«Sur ton joueur de football préféré »

Article 4 bis : Le calendrier

*     Lancement du concours le 15 octobre 2015.
*     Remise des travaux le 30 janvier 2016.
*     La date de la proclamation des résultats et la remise des prix sera annoncée ultérieurement

Article 5 : Inscription

La directrice ou le directeur d’école, le responsable d’établissement ou encore l’enseignant(e), se charge d’inscrire la ou les classes participant au concours en remplissant le formulaire ci-joint (page 3) et en le renvoyant  à l'adresse mail suivante : promolivresguyane@gmail.com, ainsi que l’affiche scannée ou par courrier à : association Promolivres-B.P. 96- 97394 Rémire-Montjoly cedex

L'envoi comportera obligatoirement :

Nom / Prénom de l’enseignant encadrant de la classe participante
La classe/ l’établissement/ La commune
Âge de la classe
Adresse
Téléphone
Mail
Titre du récit
Ainsi que la mention suivante signée : " Je soussigné ...  atteste sur l'honneur être l'enseignant-encadrant responsable de la classe."
Le non-respect de ces dispositions entraînera l'élimination de la classe.

ARTICLE 7 :

Production d’un poème inédit, en vers ou en prose, de 30 vers ou 30 lignes maximum

ARTICLE 8 : La composition du jury et l’évaluation

Le jury évaluera les productions selon les critères suivants :

*    Respect de la consigne.
*     Pertinence de la réalisation présentée
*     Qualité de la réalisation
*     Originalité artistique



Un jury sera composé des organisateurs du salon et de personnalités extérieures du secteur de la culture et du sport de Guyane.

Le jury désignera pour chaque catégorie, la réalisation lauréate en respectant les critères d’évaluation

ARTICLE 9 : La promotion du concours

La communication sur ce concours sera effectuée par l’association PROMOLIVRES par mailing en direction des directrices ou directeurs d’école.


ARTICLE 10 : Les conditions d’adhésion

Le simple fait de participer à ce concours implique l’acceptation pure et simple du présent règlement. Les organisateurs ne sauraient être tenus responsables si l’une ou plusieurs réalisations étaient retardées ou égarées ou d’une manière générale mal acheminées.


ARTICLE 11 : L’autorisation d’utilisation
Les participants au concours sont informés que leur production, même non primée, est susceptible d’être exposée par voie d’affichage, de presse ou par Internet. Ils autorisent donc les organisateurs et les partenaires, à titre gratuit à utiliser leur production, le nom de l’établissement et la classe, sans restriction ni réserve.





FORMULAIRE D’INSCRIPTION :


Nom de l’établissement :……………………………………………………………………………………
Adresse électronique :……………………………………………………………
Téléphone :………………………………………………………………………..
Classe(s) engagée(s) :……………………………………………………………..
Nom de l’adulte référent :…………………………………………………………


Signature et cachet du responsable de l’établissement :